Si vous avez des soucis non résolus à la réception de votre véhicule de loisirs neuf, il convient dans un premier temps de trouver des moyens de compensation, avec la société incriminée, à l’amiable.
Voici quelques cas d'études, des situations vécues par nos adhérents pour lesquelles nous avons apporté une réponse.
Rappel : la loi Hamon vous protège
Depuis la Loi Hamon, un certain nombre d’évolutions a eu lieu afin de défendre les intérêts des consommateurs. Elle a renforcé les informations contractuelles que le vendeur doit délivrer aux clients. Parmi les obligations qu’elle impose pour l’achat de véhicules :
- Dans un encadré, en tête du bon de commande, doit figurer les informations concernant les ventes intervenant à l’occasion d’une foire, d’un salon ou d’une manifestation commerciale relevant du Code du commerce. Le consommateur ne bénéficie pas d’un droit de rétractation pour tout achat effectué sur cette foire ou ce salon
- Le mode de règlement : au comptant, vous n’avez droit à aucun droit de rétractation. A crédit, vous disposez d’un droit de rétractation du crédit de 14 jours à compter de l’acceptation de l’offre de crédit qui entraine automatiquement l’annulation de la vente (pendant 14 jours également et non plus 7 jours depuis la Loi Hamon).
- La livraison : depuis la Loi Hamon, à défaut d’indication précise, le vendeur doit livrer le véhicule sans retard injustifié et au plus tard dans un délai de 30 jours après la conclusion du contrat. La livraison est réputée non stipulée si elle ne mentionne pas le mois de mise à disposition du véhicule. En l’absence du jour du mois mentionnée, le véhicule est réputé devoir être livré au plus tard le quinzième jour ouvré du mois mentionné sur le bon de commande.
Retard de livraison d'un véhicule
Suite au retard de livraison du camping-car, la FFCC a instruit le dossier par le biais de sa protection juridique.
Un protocole d’accord a été signé entre les parties prévoyant : l’annulation de la vente, le remboursement à l'adhérent de la totalité des sommes qu’il avait versées, des dommages et intérêts pour le préjudice subi.
Démarches pour annuler son contrat suite au retard de livraison du camping-car
- Vous devez adresser une première mise en demeure à votre vendeur avant de pouvoir annuler le contrat. Dans cette première lettre recommandée avec avis de réception vous devez lui octroyer un délai supplémentaire pour qu’il respecte ses engagements (10 jours). Ce délai échu, vous pourrez annuler le contrat sans délai ni pénalités par une seconde lettre recommandée avec avis de réception (ou par tout autre support écrit durable comme un message électronique).
- L’annulation ne sera pas prise en compte si une livraison intervient avant la réception de votre lettre recommandée.
- Votre vendeur devra vous rembourser dans les 14 jours suite à la réception de votre lettre ou de votre autre support écrit durable. S’il dépasse ces délais, il vous devra les pénalités suivantes : 10 % de la somme à rembourser pour un retard inférieur ou égal à trente jours ; 20 % de la somme à rembourser pour un retard allant de trente et un jours à soixante jours ; 50 % au-delà de soixante jours de retard.
Sources : articles L 216-1 et suivants et L 241-4 du code de la consommation
Camping-car défectueux
Suite à la réclamation de notre adhérente concernant son camping-car défectueux, la FFCC a instruit le dossier par le biais de sa protection juridique.
Problème moteur
Après la phase d’instruction du dossier, le juriste de la FFCC a demandé à un expert automobile d’examiner le camping-car avec le moteur hors service..
Défaut de fabrication ou vice caché ?
Vous êtes victime d’une panne hors garantie. Cette dernière peut avoir pour origine un défaut de fabrication assimilé à un vice caché.
Dans ce cas et sous certaines conditions, vous pouvez demander au constructeur de participer à vos frais de réparation. Bien entendu, ceci n’est envisageable que si votre devis est élevé, le véhicule bien entretenu dans le réseau avec un nombre de kilomètres et d’années raisonnables.
Mais que réclamer au constructeur en cas de panne anormale ?
Il n’y a pas de règle et pas de barème. Selon l’Argus.fr, en fonction de l’âge et du kilométrage du véhicule, la participation du constructeur varierait de 35 à 80%. Mais attention, ne réclamez pas une prise en charge pour tout et n’importe quoi ! Les pièces d’usure ne sont pas concernées (sauf si défaillance prématurée), ni les bugs électroniques. Seules les pièces avec défaut de fabrication avéré et avec un taux d’incidents élevé sont prises en compte.
Sachez toutefois que cette participation accordée à titre commercial n’est pas une obligation pour le constructeur. Généralement, elle se limite aux véhicules de – de 5 ans ou – de 150 000 km.